Contenu

Femmes victimes de violences : lancement de la formation de référents en Police et Gendarmerie

 

Accueillir de façon irréprochable les femmes victimes de violences. C’est l’un des objectifs annoncés par le Premier ministre dès le 3 septembre (3.9.19) au moment du lancement du Grenelle des violences conjugales.
Grâce au soutien du Fonds Catherine et à un travail partenarial, notamment avec l’Agence régionale de santé, la Direction régionale aux droits des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes (DRDFE) accompagne les forces de police et de gendarmerie pour la formation de 300 référents en Normandie.

Cette formation de deux jours doit permettre aux policiers et aux gendarmes :
– d’identifier les différentes formes de violences conjugales et les principaux mécanismes psychologiques en jeu dans les violences conjugales ;
– de mettre en place un protocole approprié pour l’accueil, l’audition et l’orientation de la victime en s’appuyant notamment sur la grille unique d’évaluation du danger issue des travaux conduits dans le cadre du Grenelle et présentée le 22 novembre dernier ;
– d’identifier les ressources qui peuvent être sollicitées pour la prise en charge de la victime ;
– d’animer des sessions d’information auprès de leurs collègues.

p1070492_cle58c661.jpg

Commandant Monge-Roffarello, Mme la Sous-Préfète d’Argentan Christine Royer, Commandant Derouiniot, Déléguée départementale aux droits des femmes et à l’égalité Maïté Billaud, Directrice régionale déléguée aux droits des femmes et à l’égalité Mme Loffredo, Directrice CIDFF de l’Orne, Mme Rebillard.

La première session de formation régionale a lieu dans l’Orne. Celle-ci se déroule les 11 et 12 décembre 2019 dans les locaux du Groupement de Gendarmerie de l’Orne à Argentan. La session a été ouverte par Madame Christine Royer, sous-préfète d’Argentan.
Elle concerne les correspondants territoriaux de prévention de la délinquance de la Gendarmerie et les correspondants violences intrafamiliales (VIF) de la Police Nationale et sera animée par l’association CIDFF 61 (par Mme Rebillard, Directrice régionale et Mme Perringerard directrice départementale 61).

La Fédération régionale des centres d’information sur les droits des femmes et des familles (FRCIDFF), l’association d’aide aux victimes (ACJM), l’association Femmes et l’association départementale pour la sauvegarde de l’enfant à l’adulte de la manche (ADSEAM) animeront au total 20 sessions de formation sur l’ensemble du territoire normand d’ici au 30 juin 2020.

Le fonds Catherine contre les féminicides
Il y a autant de femmes victimes de violences conjugales chaque année que de personnes qui portent ce prénom en France.
Ce fonds d’un million d’euros au niveau national, annoncé par Marlène Schiappa, vise à soutenir les actions structurantes portées par les associations locales de terrain. Il est intitulé « Catherine » car il y a en France autant de femmes victimes de violences que de femmes qui s’appellent « Catherine ».
La Normandie a été dotée de 50 000 euros. La contribution régionale de l’ARS a permis de porter la dotation globale à 100 000 euros pour financer deux priorités :
- la formation des référent.es en police et en gendarmerie ;
- la sensibilisation des équipes éducatives des lycées à la prévention des violences dans les relations amoureuses.


Dans l’Orne, deux places supplémentaires d’hébergement d’urgence destinées aux femmes victimes de violences à Flers sont ouvertes.
Un troisième poste d’intervenant social en Gendarmerie de l’Orne est déployé afin d’accueillir, d’écouter et d’orienter les victimes, notamment de violences, ou toute personne mise en cause, qui se présentent au commissariat.

Des fiches réflexes concernant les violences faites aux femmes comprenant la cartographie des acteurs sur le territoire ont été envoyées à l’ensemble des mairies de l’Orne.

Suite à une circulaire du ministère de l’intérieur de septembre 2019, installation d’un CLAVIF (comité local d’aide aux victimes intrafamiliales ) en lien avec la justice, les forces de l’ordre, la DGFIP, la DSSP, la DSDEN. Cet outil, permettra d’améliorer les procédures à travers les remontées des différents acteurs.
De plus, installation d’une cellule départementale de traitement de cas concrets pour améliorer la coordination des prises en charge des victimes mensuelles avec forces de l’ordre, associations, intervenantes sociales en gendarmerie.