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La Politique Agricole Commune de 2015 à 2020

 

Le préfet et le président de la Chambre d’agriculture de l’Orne ont tenu une conférence de presse sur la nouvelle politique agricole qui va s’appliquer à partir de cette année et jusqu’en 2020.
Cette présentation ouvre une campagne d’information qui sera conduite par la Chambre d’agriculture et la DDT auprès des exploitants afin d’expliquer les nouvelles règles de répartition des aides communautaires.

Plus verte, plus régulatrice et tournée vers les jeunes, la nouvelle PAC vise à réduire les inégalités entre les territoires. Elle instaure de ce fait un rééquilibrage au niveau national et certaines régions, dont l’Ouest, verront le montant de leurs aides diminuer tandis que d’autres, notamment les départements du sud de la France, les verront augmenter.
Parmi les perdants, on retrouve principalement les producteurs de lait (40% des exploitants de l’Orne) et les éleveurs bovins. En revanche, les jeunes agriculteurs auront l’avantage d’une aide supplémentaire pouvant aller jusqu’à 2 300 €/an pendant 5 ans.

Une cellule d’aide aux agriculteurs en difficulté

Le montant de la PAC représentait dans l’Orne 129 M€ en 2013 pour une moyenne comprise entre 20 000 et 25 000€ par exploitant , soit l’équivalent du revenu de la ferme Orne.
Les nouvelles règles de répartition risquent en conséquence, d’impacter défavorablement les exploitations les plus fragiles.
Conformément aux récentes directives du ministère de l’agriculture, le préfet a annoncé la mise en place d’une cellule d’aide aux agriculteurs. Des reports ou allègements de charges et des exonérations sur le foncier non bâti pourraient être accordées aux exploitants pour les aider à surmonter leurs difficultés.

Un contexte difficile mais des atouts pour se développer

Jean-Louis Belloche, président de la chambre d’agriculture de l’Orne, estime que l’agriculture ornaise, de par la diversité et la multiplicité des exploitations, possède des atouts pour continuer à se développer en dépit du contexte difficile.
Les services de l’Etat et la Chambre vont mener un travail conjoint pour accompagner les exploitants dans l’évolution qui s’annonce.
Les contraintes environnementales inscrites dans la nouvelle PAC devront être appréhendées de manière pragmatique et intelligente. En matière de conservation des haies par exemple, l’obligation de maintien imposée à chaque exploitation depuis janvier 2015 sera assortie de la possibilité de les déplacer.
"Préserver l’environnement ne signifie pas figer l’environnement" a résumé le préfet.