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Le plan de prévention des risques dans la vallée de la Risle

 

Présentation du bassin versant :

Le bassin versant de la Risle totalise 190 km² pour une longueur de 33 km à Saint Martin d’Ecublei, extrémité aval de l’étude. C’est un bassin versant allongé, alimenté par un réseau hydrographique hétérogène : les bassins versants sont petits et de forme compacte dans la partie amont jusqu’à Saint Hilaire sur Risle environ ; ils deviennent nettement plus allongés dans la partie aval.

Le point haut du bassin versant s’établit à l’altitude 310m, tandis que le point bas à Saint Martin d’Ecublei est à 200m. La pente moyenne est donc de l’ordre de 3,3m/km.

Le cours de la rivière, très sinueux, est coupé par de nombreux moulins ou usines, dont les seuils surélèvent localement le niveau de l’eau et forment des biefs successifs (une quarantaine de moulins, soit plus d’un moulin par kilomètre). Ces ouvrages, dont certains ne sont plus en service, possèdent des vannes qui peuvent s’effacer en cas de crues et laisser passer les eaux sans surélévation des niveaux.

Le bassin versant de la Risle est à dominante rurale. Quelques agglomérations existent en fond de vallée en bordure de la Risle telles que, de l’amont vers l’aval, Sainte Gauburge, Aube et l’Aigle. Il est soumis au climat océanique avec des pluies réparties sur toute l’année, mais plus accentuées en automne et en hiver.

La morphologie du bassin versant (structure filiforme, avec une partie supérieure compacte et très productive) et l’orientation du bassin versant (sud-ouest, nord-est) dans le même sens que les phénomènes pluvieux dépressionnaires contribuent très certainement au renforcement des crues : la dépression et l’onde de crue progressent sur le même axe.

 

Historique des crues :

Les phénomènes de crues qui demeurent dans les mémoires des contemporains sont ceux de novembre 1966 et janvier 2001.

Un épisode plus ancien en janvier 1881, a pu être retrouvé grâce à des articles de presse.

Les crues de la Risle sont essentiellement hivernales et liées à l’état de saturation du sol. Elles interviennent donc après des période de pluie prolongées.

 

Présentation du Plan de Prévention des Risques :

La loi n°95-101 du 2 février 1995 et ses textes d’application, relative au renforcement de la protection de l’environnement en son titre II - chapitre II, instaure le principe d’élaboration des Plan de Prévention des Risques naturels prévisibles (PPR).

Son élaboration est conduite sous l’autorité du Préfet qui l’approuve après consultation des communes et enquête auprès du public.

Le Plan de Prévention des Risques d’inondation de la Risle a été approuvé par arrêté préfectoral du 24 mai 2004 (format pdf - 73.3 ko - 16/07/2014) . Il concerne 11 communes.

Note de présentation (format pdf - 3 Mo - 11/04/2011)

 

Le règlement du Plan de Prévention des Risques :

Le volet règlementaire du Plan de Prévention des Risques Inondations a pour objectif d’édicter, sur le territoire concerné, des mesures visant à :

  • préserver les zones d’expansion naturelle et la capacité d’écoulement des eaux,
  • limiter les conséquences du risque d’inondation par la maîtrise de l’occupation des sols,
  • réduire la vulnérabilité des personnes, des biens et des activités tant existants que futurs,
  • supprimer ou atténuer les effets indirects des crues,
  • faciliter l’organisation des secours et informer la population sur les risques encourus.

Sommaire (format pdf - 7.7 ko - 22/09/2006)
Cadre et portée du Plan de Prévention (format pdf - 26.7 ko - 22/09/2006)
Réglementation des projets (format pdf - 29.8 ko - 22/09/2006)
Annexe (cotes de la crue centennale) (format pdf - 748.4 ko - 26/10/2011)
Mesures de prévention, de protection et de sauvegarde (format pdf - 45.4 ko - 22/09/2006)
Mesures sur les activités et les biens existants (format pdf - 17.1 ko - 22/09/2006)

 

Cartographie des zonages règlementaires du Plan de Prévention des Risques :

Dans le Plan de Prévision des Risques naturels prévisibles relatif au risque d’inondation, l’évènement de référence est la crue dite crue centennale (c’est-à-dire la crue qui a la probabilité d’apparaître avec une chance sur 100 chaque année) ou c’est la crue la plus importante connue si elle est plus importante que la crue centennale.

Différentes zones d’aléa sont déterminées à l’intérieur du périmètre défini par les limites atteintes par la crue de référence.

Le critère hydraulique retenu pour la détermination de ces zones d’aléa est la hauteur de submersion.
Aléa fort : H > à 1,00m,
Aléa moyen : H de 0,00m à 1,00m.

Au niveau règlementaire, deux types de zones sont déterminées :

  • Zone rouge : zone qui correspond à des zones d’expansion des crues, composées de terrains inondables, pas ou peu urbanisées, qui participent au laminage des crues en stockant des volumes importants d’eau. Le règlement de cette zone vise à lui conserver ce rôle, en y interdisant le développement de l’urbanisation.
  • Zone bleue : zone qui correspond à des secteurs inondables, construits, où le caractère urbain prédomine et où il convient de tenir compte des crues.

DETAILS :

Plan d’assemblage

carte 1 (format pdf - 995.1 ko - 20/06/2013) , carte 2 (format pdf - 876.8 ko - 20/06/2013) , carte 3 (format pdf - 1.3 Mo - 20/06/2013)