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Marcel PALMIER

 

Né en 1907, Marcel PALMIER étudie au lycée d’Alençon.
C’est un sportif accompli, titulaire de plusieurs distinctions.
A la veille de la Seconde Guerre mondiale, il est employé à la Préfecture de l’Orne, où il est plus particulièrement chargé des travaux publics, de l’électrification et des transports.
Au lendemain de l’Armistice, il assure la direction provisoire de la sous-préfecture
d’Argentan. Déjà, il témoigne d’un patriotisme et d’un sens aigu du devoir en tenant tête aux Allemands. En juillet 1942, il est nommé chef de division à la Préfecture.
Dans son livre « L’Âme résiste », Joseph ONFRAY présente cet « ami dévoué » comme « un esprit froid, qui connaît tout le département et qui, avec une habileté consommée, s’arrange pour se mettre en travers de l’action allemande ».
En effet, Marcel PALMIER incarne la figure de la résistance administrative. Il donne
l’exemple en n’exécutant pas aveuglément les instructions du régime de Vichy et de la hiérarchie lorsqu’il les juge inacceptables. Il fournit des faux papiers aux réfractaires au Service du Travail Obligatoire, le STO. Il contrecarre systématiquement les exigences de l’occupant, en limitant les réponses à ses demandes, en gagnant du temps, en retardant les échéances. Sous le pseudonyme « Pique et carreau », il communique des renseignements
précis aux résistants de l’OCM, organisation civile et militaire, sur les activités des services administratifs allemands, les responsables des partis collaborationnistes et les opérations menées par la police contre les résistants.
Marcel PALMIER est arrêté le 16 mars 1944, suite au démantèlement du maquis de Vrigny.
Interné à la caserne Bonet, il est transféré le 19 mars à la prison, dans le château des Ducs, puis à Compiègne le 26 mai. Le 4 juin, il est déporté au camp de Neuengamme.
Vu pour la dernière fois le 10 mars 1945 à l’infirmerie du Kommando d’Hannover-Stöcken, il est présumé décédé le 19 mars 1945.