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Pose de la 1ère pierre de l’unité de soins continus et de réanimation du Centre hospitalier Alençon-Mamers

 

Madame la préfète de l’Orne a participé à la pose de la 1ère pierre de l’unité de soins continus et de réanimation du Centre hospitalier Alençon-Mamers (CHICAM) en présence des différents élus et de Jérôme Le Brière, directeur du CHICAM, ce vendredi 11 janvier 2019.

Les projets de modernisation du CHICAM suscitent une nouvelle dynamique auprès de la communauté médicale et de l’ensemble du personnel qui y exercent. Au quotidien, il contribuera à la qualité, la sécurité et l’accessibilité des soins au niveau du territoire.

Des éléments prégnants ont motivé le soutien à la réalisation de ce projet :

- Un contexte de vétusté des installations, potentiel facteur de remise en cause de la qualité / sécurité des soins : un établissement très dégradé avec un taux de vétusté de 95,46% en 2017.
- Un enjeu de modernisation des locaux et équipements, condition nécessaire mais pas suffisante pour le recrutement de professionnels médicaux compétents.
- Une situation budgétaire dégradée et une capacité d’autofinancement insuffisante pour permettre à l’établissement de supporter seul le poids de l’investissement.

Moderniser pour rendre l’offre de soins du territoire plus efficace et plus pertinente

 

Avec Ma Santé 2022, c’est une organisation des activités des établissements qui s’adapte aux besoins des territoires.
Le renforcement des capacités des unités de réanimation périphériques (par rapport au CHU) est nécessaire, compte tenu du développement attendu des prélèvements multi-organes.


L’ensemble des élus ont signé avant de sceller ce « parchemin » et le bétonner lors de la pose de la 1ère pierre.


Damien Dassant, anesthésiste-réanimateur, président de la commission médicale du CHICAM.

Le service de soins continus et de réanimation, actuellement situé au premier étage du bâtiment des Urgences, « date de 1984 ». Il dispose de « quatre lits en réanimation et quatre lits en unité de soins continus ».
Le besoin théorique estimé est de 10 lits pour 100 000 habitants. Le taux d’équipement actuel France entière est de 8,1 lits pour 100 000 habitants et 7,7 en Normandie. Ce relatif sous-équipement des établissements de santé normands s’explique en grande partie par la proximité d’établissements hors région.

Les unités de réanimation connaissent un taux d’occupation différencié selon les territoires, souvent supérieur aux 80 % préconisés par les sociétés savantes. Dans ce contexte, l’offre de soins critiques connaît des situations de tension et ce de manière saisonnière.

Des opérations de recomposition de l’offre de soins ont été ou sont conduites afin d’améliorer territorialement, l’organisation de la filière des soins critiques.

Les travaux ont déjà commencé, le bâtiment neuf, contiendra huit lits de réanimation et une unité de huit lits de surveillance continue, pour constituer un service complet. La livraison du bâtiment est prévue d’ici la fin de l’année 2019.