L'accidentalité dans l'Orne : hausse du nombre d'accidents mortels en 2017

Mis à jour le 23/08/2018

Dans l’Orne, après une année de stabilisation, l’accidentalité repart à la hausse en 2017.
Le nombre d’accidents mortels est revenu au niveau de l’année 2015 et le nombre de tués a augmenté de 4 %.

La typologie des accidents mortels montre qu’une partie d’entre eux n’est pas liée à une infraction volontaire.
Le nombre d’accidents corporels a augmenté de 24 % et le nombre de blessés de 39%; augmentation due en partie à une meilleure prise en compte des accidents par les forces de l’ordre, maintenant équipées d’un nouveau logiciel de remontée et d’analyse.

Les véhicules professionnels (poids lourds, VUL*, engins agricoles) sont très présents dans les accidents mortels. En effet, ils sont impliqués dans 40 % des accidents mortels, lesquels représentent 45 % des décès. En revanche, leur responsabilité n’est présumée que dans la moitié des cas.

47,8 % des accidents corporels sont des accidents de véhicules seuls, c’est à dire sans collision avec un autre véhicule.



C’est bien le comportement du conducteur qui est à l’origine des accidents corporels et non l’infrastructure, laquelle n’apparaît plus depuis des années dans le classement des causes principales.
A quasi égalité, les « défauts de maîtrise »(27%) et les « refus de priorité »(26%) occupent les deux premières places et représentent plus de la moitié des causes d’accidents corporels.
Après un pic à 25 % en 2016, le facteur alcool (15%) retrouve un niveau plus habituel pour le département de l’Orne et reste la troisième cause ; les marges d’amélioration sont réelles.
La part des cas de fatigues ou de malaises a presque doublé. Cet item est très présent parmi les accidents mortels.


Le réseau routier sur lequel les accidents mortels sont les plus fréquents est celui des routes à double sens sans séparateur central (55% de la mortalité routière en France).

Depuis le 1er juillet 2018, la vitesse maximale autorisée passe de 90 à 80 km/h sur ces routes.
Cette mesure permettrait de sauver entre 300 et 400 vies par an.

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